« Bon les enfants, un nouvel élève va arriver la semaine après les vacances. Tachez de vous montrer aimable avec lui. N'est-ce pas mademoiselle Lorelei ?
Je lui adressai un grand sourire hypocrite.
-Ne le faite pas fuir comme les deux derniers !
-Je ne l'ai pas fait fuir, ce n'est pas de ma faute si on tombe toujours sur des cas !
-Il était dislexique ! Ne vous moquez pas de lui !
-Je ne parlais pas de ça. Mais tout de même, ils ne sont pas normaux. Le gars, il m'a pris pour un vampire ou une incarnation du mal ! L'autre, ce n'était pas de ma faute. Il était gay et il avait peur qu'on se moque de lui. Seulement il y a certains dans cette classe qui traitent tout le monde de PD et il s'est senti visé. Je l'ai défendu mais du coup, tout le monde la su.
-Mademoiselle Lorelei, on ne juge pas les gens par leurs attirances sexuelles ! Maintenant sortez votre livre, Aria Marcella. Dit la prof de français, un peu perturbé par ce que je venais de dire.
Oh non ! Pas Aria Marcella ! Je haïssais ce livre ! Il racontait l'histoire si « passionnante » d'un gars qui est tombé amoureux d'une statue et qui l'imagine vivante...Il fallait absolument que j'y échappe. De toute façon demain c'est les vacances.
-C'est vous qui dites ça ?! Alors que vous avez traité le groupe sur mon agenda de groupe de fiottes !
-Mademoiselle, cessez d'être insolente et prenez votre livre.
-Lequel ?
-Je viens de le dire, Aria Marcella.
-Je ne l'ai pas.
C'était faux, je l'avais.
-Eh bien, une heure de colle. Donnez-moi votre carnet.
-C'est ce que j'appelle du favoritisme ! Pourquoi quand c'est moi, c'est une heure de colle et quand c'est les autres, ils sont juste virés de cours ?
-Peut-être parce que eux, ils sont plus sérieux que vous...
-Je suis la meilleure de la classe ! Les heures de colle, ça fait 3 ans que j'en ai pleins le carnet, Vous remarquez un changement ?!
-Cessez d'élever la voix et de me répondre ! Non mais vous vous prenez pour qui ?
-Pour moi. Répondis-je calmement
-Ca suffit maintenant ! Dehors ! »
Et je sortis de cours un grand sourire aux lèvres. Je me rendis à la CPE.
« Toi tu t'es encore fais virer ! Tes parents, ils te disent quoi ?
-Ils s'enfichent complètement du moment que je garde mes notes.
C'était complètement faux.
-Ce n'est pas possible. Tu triches ou quoi ? Tu as manqué près de la moitié de tes cours de français et tu es le meilleur de ta classe !
J'haussais les épaules.
-Dit, je peux sortir, c'est les vacances...
-Pff...OK mais pas un mot à personne.
-T'inquiète pas. »
Je rentrai donc chez moi. Mes parents n'étaient pas là ; ils rentrent très tard du travail. J'ouvris la boîte aux lettres et pris le courrier qui m'intéressait puis refermait la boîte, en y laissant le courrier de mes parents. Une fois chez moi, je m'ennuyai très vite et l'angoisse montait en moi. Pour tous les jeunes de mon âge, le collège, c'était une prison ; on est toujours dictés par des règles toujours plus ridicules et rythmés par la sonnerie des cours. Malgré les apparences, pour moi le collège, c'était mon issue car chez moi, les règles étaient plus ridicules, et l'ambiance qui y régnait était terrifiante.
Malgré les apparences, je ne suis pas si libre que ça. Je n'ai pas le droit de sortir de la journée, même pendant les vacances. Je ne m'habille pas comme je veux ; les rares fois où l'on ma emmené dans un magasin, mon père a refusé tout ce que je voulais. Et pour couronner le tout, ils m'ont interdits de « faire du copinage » comme ils disent. Cela signifie que je n'ai pas le droit d'avoir une copine sur qui compté. Ils jugent cela come une perte de temps. Ils disent que d'ici deux ans, ils m'oublieront. De toute façon, je n'ai pas d'amis. Dans ce collège, ils sont si superficiels. Tout le monde met la même chose.
Vous étiez donc bien loin du compte...
Donnez moi votre avis.
To be continued?
Casting:
Lorelei Richter - Waltraud
Christian Linke
David Bonk
Timo Sonnenschein